Actu :  ...  L'herbe cache et la pluie efface... (volet III)  .........    Atelier ..."Carré blanc ?"...

Prêchi-Geisha

 

 

Quel raffinement exotique ! Cela ne sentait guère le jasmin, salle des arts plastiques, vendredi 4  novembre 2022 ; Quelle maîtrise du geste, sur papier de riz, ce coup de tong déplacé dans la décence, qui dirait merci ? De quel vide au juste s’agissait-il, il devait être bien creux en vérité pour susciter telle bourrasque, tel toupet. D’où sortaient ces rayons lasers, d’un manga ? Pas du tout ! D’une « vadoresque » mégère hors gong, hors tout, prise le nez dans boniments, ligne de faux mystères.

 

Faudra-t-il parler un jour de la violence faite aux femmes par les femmes ?

 

Claquer la porte au nez, c’est assez fort de thé, nuage de « laid » à la figure d’une autre femme, qui plus est. Quelle classe, quelle tasse Ming indigeste. ça ne valait pas la peine de nous piquer la place, quelle odyssée spirituelle à 40 euros pour une prestidigitation à 4 sen. Quel exemple, quel amiral, quel animal en son terrier qui, dans sa jonque dérobée, nous ressort un autre envol, façon canaille laquée.

 

De quelle cime interdite, sur quel cintre enneigé, de quel carton à chapeau sortez-vous taka shimada, Madame, de quelle cité hautaine, biblique que je tairai, de quelle caverne à chauve-souris, taverne à faux semblants êtes-vous bien née, dispendieuse impératrice du menuet, du croche pied. La peste n’est jamais bien loin de la fée, calmez tout de même vos humeurs, je n’emporterai pas votre cheval surtout pour votre petit empire d’incurie en fleur.

 

Vous savez que je sais ;

« Avec mon petit Freud en bandoulière, mon attirail de fausses bonnes manières, lance-pierre, ultrabrite, sans tact ;  

Cause toujours mon bonhomme. »

Nous étions venus, pacifiques, mais vous avez toujours, bonne sœur peu angélique, arnaqueuse et altière, un tsunami prêt à bondir de votre sac non pas fictif mais aux malices pas factices.

 

Ni de Rodin, ni de Saint-Pierre, ni d’autre concierge ou gardien, cet huis que vous annexez n’est pas plus le vôtre, Madame sans gêne peu sympathique. Qu’avez-vous donc prouvé pour mériter votre trône, à faire butin de tout, de trous, de sourire, de gruyère, de judas ; toujours à décliner votre manque d’identité aux 2 place des Grands Hommes, mais c’est sûr vous ne vous casserez pas la voix comme un bête de somme ; Il faut savoir tromper les bonnes personnes, ici je prends le blanc et là je prends le jaune, bonne société gobe tout...

 

Vendredi, vous avez perdu votre latex, Fantomette ; mon amie et moi, notre temps. Nous n’avons au fond que peu à faire de vos instincts de crabe convoitant d’autres paniers d’argent mais je sais depuis 10 ans et plus, toute votre duplicité, votre muraille de chichis sournois pour non-attentifs, votre garde rapprochée, chinoiseries sans paravent vous savez. Que dire encore de vos intrigues, dans jupons de Jeanne d’Arc, où la fausse académie porte respect, accroche gogo, cancane à La Pierre Hilarante. Nous voudrions encore arroser votre vacuité dégueulasse sans nous mouiller les Richelieus, les échasses, de Chaplin le siège, le siège, le piston de barbier.

 

Raffinement de l’Orient, vous incarnez surtout sa cruauté. D’aventure, gravissez avec plus de délicatesse, votre tupperware mont Fuji. Votre chemin de sagesse salit l’ami tatami. Je sais que les soldes d’hiver approchent, Madame l’Ayatollah CODEVI, je comprends mieux votre brûlant saké jeté à notre figure. Par ici la bonne soupe sans baguettes, aux nids d’hirondelles – coucous – gazouillis, balle de set, fleur de lotus posée sur crottin de dragon de bas pays au trouduc confit.

 

Votre colline Hoqusai, Tong-Yuan en ce début d’après-midi, n’étaient pas si calmes. Luxe, calme et volupté, vendredi pas au programme ; Baudelaire, dans un bouquet pas très martial aurait crié Charogne ? Où sont les femmes ? Aurait entonné l’autre troubadour évanoui. Madame Thatcher a-t-elle trouvé son Shogun en kimono dans sa penderie ? Renaud l’a ressorti de sa guitare ce triste après-midi ; Labiche, Feydeau, Patocharde, votre arrogance nous a mis à la porte de cette triste et cocue pagode.

 

Faudra-t-il parler un jour de la violence faite aux femmes par les femmes ?

 

Faudra-t-il parler un jour de cet autre déshonneur ?

Arnaud Garbuio.